Montant les marches des Temples, le c½ur lourd,
Légèrement en retrait, tu suis tes pairs et Athéna.
Et malgré la joie d'avoir enfin trouvé en ce jour
Celle pour qui tu voues ta vie, ton c½ur larmoie.
Tu ne veux pas y aller. Pas vers lui.
Et pourtant, une partie de ton âme
Crie qu'il le faut. Pourquoi lui?
Te demandes-tu en ravalant tes larmes.
Son temple se dresse devant toi
Imposant, silencieux, glacial et mort,
Comme annonçant ce que tu sais déjà
Mais que tu refuses d'accepter. SA mort.
Pénétrant dans ce qui fut sa demeure,
Tu sens ton c½ur se serrer et hurler.
Tu refuses de le voir et tu as peur.
Mais tes yeux sur lui ne cesse de se poser.
Il est là, étendu sur le sol de pierres gelées
Et il paraît être devenu une statue de glace,
Et sur ses lèvres se trouve un sourire apaisé,
La Faucheuse immortalisant ce trait fugace.
Tu fermes les yeux en proie à de poignantes
Et violentes émotions comme la tristesse, le désespoir.
Tu te sens abandonné, rejeté, trahi. Lente
Sera l'acceptation de sa disparition. Tout te sera noir.
Un ami comme tu n'en trouveras plus.
Un ami qui te soutenait en toutes circonstances.
Désormais, il est là, étendu, mort et il ne se relèvera plus.
Plus aucune paix. Rien qu'une insupportable absence.
Encore un dernier regard avant de suivre Athéna.
Lentement, une larme roule sur ta joue pâle
Comme un ultime adieu. Tu espères, par-delà
Le Temps, retrouver celui qui fut ton précieux ami hivernal.